Lire
le témoignage de Antoinette
Dutilleux de Caritas International
Lire
le témoignage de Xhezide et Kadri
Lire
le témoignage de Stéphane Goetghebuer, Directeur
des opérations de Médecins Sans Frontières Belgique
Bernard De Vos, Délégué général de la Communauté française aux droits de l’enfant, s’est rendu sur le camp de réfugiés de Bruxelles, en novembre dernier. Pour lui, cette initiative a permis de donner une visibilité à cette crise et à la situation vécue par les demandeurs d’asile à la rue. Parmi eux, les enfants.
Ces tentes dressées au coeur de Bruxelles ont marqué son esprit : « J’ai travaillé avec MSF il y a quelques années. J’ai été choqué de revoir, ici, les mêmes tentes que celles que j’avais montées en Irak ou en Afghanistan ».
En Belgique, la crise de l’accueil touche des migrants particulièrement vulnérables : les enfants. Des enfants dont les droits fondamentaux, comme le droit à la santé, ou le droit à l’instruction, ne sont pas respectés : « presque tous les articles de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant sont bafoués, qu’ils dorment dehors ou qu’ils soient hébergés à l’hôtel ». Alors, Bernard De Vos interpelle. Notamment, au mois de décembre 2009, lors d’un appel des médiateurs fédéraux et des délégués aux droits de l’enfant lancé aux autorités belges, pour trouver une solution urgente et coordonnée à la crise.
Parce que des solutions existent. Il y a en Belgique différentes casernes qui permettraient d’offrir un accueil adapté : ces lieux respectent les critères de sécurité et disposent de possibilités de cuisines collectives. Ils permettent surtout d’assurer un accompagnement. « Et quand des solutions d’accueil digne existent, mais qu’elles ne sont pas appliquées, pour moi, cela s’appelle une violence d’État ». Qui touche particulièrement les enfants de l’exil.