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le témoignage
de Antoinette Dutilleux de Caritas International
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le témoignage de Xhezide et Kadri
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le témoignage de Bernard Devos, Délégué général
de la Communauté française aux droits de l'enfant
Médecins Sans Frontières a pris part à l’initiative du camp de réfugiés dressé à Bruxelles. Stephan Goetghebuer, Directeur des opérations de MSF Belgique, nous explique le pourquoi de cette implication.
C’est au mois d’octobre 2009 que quatre ONG contactent MSF, avec l’idée de réagir par rapport à la situation des demandeurs d’asile.
« Après avoir évalué la situation et les besoins des demandeurs d’asile à la rue, nous avons souhaité prendre part à cette action en mettant notre image et nos moyens logistiques au service de cette problématique. En espérant ainsi contribuer à la sortie d’une impasse politique ». Ce camp était un acte symbolique. Il n’était pas destiné à servir de solution alternative aux hébergements fournis par l’État belge aux demandeurs d’asile. « Le campement devait répondre temporairement aux besoins humanitaires de personnes vulnérables qui, à la veille de l’hiver, logeaient bien souvent dans les gares ou les parcs de la capitale ». Entre 18h et 9h du matin, le camp composé de douze tentes familiales et de trois tentes dispensaires, a offert à une cinquantaine de demandeurs d’asile, durant cinq nuits, un abri avec matériel de couchage. Mais également une assistance juridique et sociale, de la nourriture, des sanitaires ou des soins médicaux.
Depuis 2009, MSF ne développe plus de projets spécifiques en Belgique. « Mais dans ce cas précis, il s’agissait d’une crise qui nous a motivés à apporter une réponse symbolique et ponctuelle. Parce que nous jugions cette situation inacceptable ». D’autant plus inacceptable qu’il s’agit de personnes que MSF prend bien souvent en charge dans leur pays d’origine, comme l’Afghanistan ou l’Irak, et qui se retrouvent parfois dans des situations de très grande vulnérabilité durant leur parcours migratoire vers l’Europe.