Lire le témoignage du Commissaire flamand aux droits de l'enfant Bruno Vanobbergen
Lire le témoignage de Solange
Le quotidien des demandeurs d’asile hébergés à l’hôtel dépend de l’accueil des hôteliers. Parfois, ils dorment à huit dans une chambre de quatre personnes ou séjournent dans des hôtels en travaux. A l’hôtel Galia, par contre, les demandeurs d’asile sont des clients comme les autres… aux trajectoires de vie particulières.

Au départ, lorsqu’ils ont accepté de loger des demandeurs d’asile dans leur hôtel, Nicolas Jancen et son épouse, Manon, ont accueilli quinze personnes. Cela devait durer une semaine ou deux… Aujourd’hui, ils sont presque soixante à séjourner au Galia.
Au sein de ce petit hôtel familial, la cohabitation des clients « habituels » et des demandeurs d’asile – des familles pour la plupart – se déroule sans problèmes. Les clients « Fedasil » sont des clients comme les autres. « Ils bénéficient des mêmes services : la chambre est faite de manière identique, avec la même régularité ; ils prennent le petit déjeuner en même temps que les autres clients… ». Cinq chambres sont dotées d’une petite cuisine. Alors, certains s’organisent entre eux pour préparer ensemble les repas. Mais à l’hôtel, le temps est long. « Leur quotidien, c’est la chambre, la salle du petit-déjeuner, parfois une sortie. Les personnes sont très isolées, elles se posent beaucoup de questions ».
Devant les difficultés vécues par ces familles, Nicolas et Manon ont décidé de donner un coup de main… « Pour que les enfants ne restent pas sans rien faire, dans les couloirs de l’hôtel, j’ai aidé certaines familles à trouver une école. On essaye de mettre des jeux à leur disposition. Une dynamique positive s’est aussi mise en place avec des voisins, qui ont apporté des vêtements pour l’hiver ». Des initiatives qui permettent d’améliorer le quotidien de ces personnes qui vivent dans l’attente d’une réponse à leur demande d’asile et qui ne bénéficient d'aucun accompagnement lorsqu'elles sont logées dans les hôtels.