Lire le témoignage de Nicolas Jancen et de son épouse Manon de l'hôtel Galia
Lire le témoignage du Commissaire flamand aux droits de l'enfant Bruno Vanobbergen
Solange a fui l’Afrique, au mois d’octobre, pour venir dans notre pays. Fedasil l’a orientée vers un hôtel où elle partageait sa chambre avec une autre femme et ses deux enfants.
« Cela a amené pas mal de tensions. Fedasil m’a donc envoyée dans un autre hôtel où j’ai pu loger seule avec mes enfants. Cela reste tout de même difficile à vivre. Nous n’avons pas de cuisine et je ne peux donc pas préparer de repas chauds et sains pour mes enfants. Heureusement, l’hôtelier m’a donné la possibilité d’utiliser, de temps en temps, la cuisine de l’hôtel mais ce n’est pas possible tous les jours ».
Solange était infirmière dans son pays d’origine mais son diplôme n’est pas reconnu en Belgique. « J’aimerais bien travailler pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille ». Mais tant que sa procédure est en cours, Solange ne peut pas démarrer le processus d’équivalence de son diplôme. Récemment, elle s’est inscrite à un cours de néerlandais qu’elle devrait démarrer au courant du mois de mars 2010. Si, d’ici là, elle arrive à s’organiser pour faire garder ses enfants.
« Le plus difficile dans ma situation est le fait que mes enfants sont limités au niveau de leur développement et de leur santé. Il n’y a pas d’espaces de jeu à l’hôtel. Et encore moins d’accompagnement social ou médical. Je ne peux rien acheter pour mes enfants, même pas des médicaments. Cela me rend très triste. Je pleure parfois des nuits durant ».