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le témoignage d'Anne Adam de Vluchtelingenwerk
Vlaanderen
Petimat Edilova et sa famille sont réfugiés et vivent en Belgique depuis plusieurs années. Ils ont fui la Tchétchénie, il y a 9 ans. Le père de Petimat, journaliste, a diffusé des images qui n’auraient jamais dû l’être. Arrivés en Belgique, Petimat et les siens ont reçu une aide financière du CPAS. À cette époque, les demandeurs d’asile pouvaient la recevoir directement, dès leur arrivée.
« Nous avons dû nous-mêmes chercher un logement adapté. Ce n’était pas du tout évident. Nous ne parlions que le russe. Nous ne trouvions même pas notre chemin au supermarché ». Aujourd’hui, les demandeurs d’asile devraient normalement avoir directement accès à l’aide matérielle, ce qui comprend l’accueil et l’accompagnement. « C’est inquiétant d’entendre que ce n’est pas le cas dans la pratique et que les demandeurs d’asile, à leur arrivée, sont livrés à eux-mêmes. Chaque demandeur d’asile a le droit à l’écoute de son récit d’asile et à un accueil digne en première instance. Afin qu’il puisse entrevoir un avenir sûr et qu’il puisse, comme ma famille et moi, construire ici sa vie ».
Petimat a su saisir les occasions qui se sont présentées à elle. Les frères Kolacny, fondateurs de la chorale féminine Scala, en témoignent. Depuis peu, Petimat chante officiellement au sein de Scala : « Nous avions travaillé une fois ensemble lors de la campagne de Vluchtelingenwerk en 2009. Après cette campagne, Petimat a passé une audition. Et elle a obtenu une place au sein de notre chorale ». La famille des frères Kolacny a également connu l’exil : « Notre grand-père a fui, en 1919, un territoire en guerre, Vienne, pour venir ici. Notre grand-père a donc aussi été un « étranger ». Il avait dix ans et mourrait de faim. En Belgique, c’est une famille de fermiers de Tielt-Winge « Chaque demandeur d’asile a le droit à l’écoute de son récit d’asile et à un accueil digne en première instance » qui l’a accueilli et a pris soin de lui ». Les frères estiment qu’il est important que les demandeurs d’asile dans notre pays soient accueillis dignement et ne restent pas trop longtemps dans l’incertitude. « Nous savons que les procédures d’asile peuvent durer des années. L’incertitude que cela entraîne doit être terrible. À côté de cela, les personnes en exil doivent au moins disposer d’un toit au-dessus de leur tête, recevoir des repas convenables et bénéficier d’un accompagnement adéquat ».